Bienfaits·J'ai testé..

Un compost en conscience…

C’est lors d’une conversation avec une de mes voisines ce matin que m’est venue l’inspiration. Je l’admets, je m’aventure sur un terrain beaucoup moins glamour que celui de notre merveilleuse fleur de Tiaré, mais ô combien important.

Décision prise… recherches engagées, plus question de rebrousser chemin 😉

Saviez-vous qu’avec pas moins de 9 litres d’eau évacués à chacun de nos passages, les WC sont perçus comme la seconde source de gaspillage de l’eau après la douche et la baignoire ?

Aujourd’hui, des solutions existent pour limiter l’immense gâchis d’eau potable utilisée pour éliminer au plus vite de notre vue nos excréments et notre urine.

Il y a deux ans, après avoir dégusté une petite bière ardennaise lors des fêtes de la musique à Rochefort, l’envie pressante de soulager ma vessie m’a conduite à visiter des toilettes mobiles quelque peu hors du commun.

Vu le succès de cette journée et l’état parfois pas très “net” de quelques festivaliers, je dois l’avouer, cette première expérience ne fut pas une grande partie de plaisir.

Mais une fois de plus, un concept surprenant, et qui plus est écologique, venait de titiller mes méninges et d’éveiller le côté aventurière écolo de ma personnalité.

Avez-vous déjà testé des toilettes sèches ? Vous savez, ces toilettes qui n’utilisent pas d’eau…

Aussi appelé litière biomaitrisée, l’intérêt de ces WC particuliers est de nous permettre de valoriser et de recycler des matières qui habituellement sont rejetées à l’égout et nécessitent un traitement des eaux usées.

Chaque jour, alors qu’il défèque entre 150 et 300 GR, un être humain évacue entre 1L et 1,5 L d’urine. Autant vous dire que c’est en milliards de litres et de kilos par an que se compte la quantité de “déchets » éliminés de nos organismes au niveau mondial.

Pour rappel, nos urines sont essentiellement composées d’eau (à 95 %), mais aussi de composés organiques (à 2-3 %) et de minéraux (1,5 %). Le tout étant constitué d’azote à 90 %.

Cette production de fertilisant 100 % naturel, concentré et stérile pourrait permettre à l’homme, s’il le désire, de reprendre sa place au sein de l’écosystème.

En effet, notre alimentation venant de la terre, il semblerait normal de considérer que nos déjections doivent y retourner.

Finalement, tout cela semble tellement logique.

Mais il ne faut pas faire n’importe quoi ! C’est pourquoi, un certain processus doit être respecté.

La solution la plus recommandée à ce jour est la TLB (toilettes sèches à litière biomaîtrisée).

IMF_TAILLE7_WEB_CHEMIN_17695_1340195988Son fonctionnement est assez simple et assez peu contraignant comparé à la réduction des coûts qu’elle permet d’effectuer et à l’économie d’énergie qui résulte de son utilisation.

En recouvrant ensuite de sciure ou de copeaux de bois non traités les “offrandes”  évacuées dans la cuvette en inox de l’installation, l’humidité favorable au développement des odeurs et à la fermentation est absorbée.

La clef de la maîtrise simple de ce peu sympathique fumet se trouve précisément dans la réunion de l’urine et de la matière fécale avec la litière, car lorsque l’on sépare les deux, des effluves apparaissent des deux côtés …

Bon bon bon… me direz-vous, mais que faire ensuite de cette formidable collecte de matières carbonées et de “déchets” humains ? Rien de plus simple !

Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que nos sols se meurent de plus en plus. Certains pays ont d’ailleurs déjà perdu la majeure partie des vers qui habitaient leurs terres.

Le compostage est une manière efficace de remédier pas à pas à ces “carences”en lombrics tout en faisant de sacrées économies budgétaires et en limitant notre impact sur l’environnement.

En effet, choisir de passer aux toilettes sèches permet de réduire la consommation d’eau potable d’un ménage de 25 à 40 %, soit près de 15 à 20 m3 par personne chaque année !

L’idée est donc de définir un carré à compost dans un endroit discret du jardin sur lequel on pourra ainsi venir vider le seau une fois par jour (pour une famille de 4 personnes) pour redonner à la terre ce qu’elle nous avait donné.

kompostAfin d’obtenir un compost équilibré, vous pourrez également y ajouter vos déchets de jardin ( matières brunes: pailles, broyat de haie, feuilles mortes, branchages…), mais aussi de cuisine ( matières vertes: les pelures, restes de fruits et légumes non cuisinés, tontes de pelouses…). Idéalement, il faudra tendre vers un mélange 50-50 de ces matières !

Tous ces déchets n’émettront alors plus de CO2 lors de leur incinération, mais viendront fertiliser le sol.

Qu’en dites-vous ?

L’usage de toilettes sèches serait un des sommets de la conscience écologique.

Bien entretenues, elles ne sentent pas mauvais et c’est le respect de l’apport Azote (déchets humains) /carbone (sciure de bois) qui permet d’enclencher le processus de compostage.

Alors non, je n’ai pas encore pris la décision et sauté le pas vers ce type d’installation, mais il est très probable que j’envisage cet achat dans les prochaines années.

Sans blague, je m’imagine déjà y afficher le mode d’emploi pour les invités sur la lunette rabaissée : « économique et écologique, ces toilettes n’utilisent pas d’eau. Faites comme d’habitudes, jetez-y le papier et recouvrez de sciure. Merci pour le potager ! 😉  »

Dès lors que vous possédez ou avez accès à un jardin, devenir acteur de votre écosystème et faire quelques économies budgétaires semble donc être facilement accessible.

Mais peut-être avez-vous d’autres expériences écologiques à nous partager ? Quels sont les conseils « verts » que vous pourriez nous diffuser ?

À très vite pour de nouvelles aventures …

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6 réflexions au sujet de « Un compost en conscience… »

  1. Bonjour, Des amis avait envisagé ce type de toilettes lors de la construction de leur maison… et puis ont finalement changé d’avis. Je suis déçue, j’étais pourtant curieuse d’essayer « en touriste » 😅…
    Ce n’est possible que si l’on a une maison avec un peu de terrain. Et il y a la contrainte de sortir le seau tous les jours… Fille de la campagne, d’une région lente aux développements, je me souviens du temps où ma maman descendait les pots de chambre tous les jours pour les déverser dans la « cabane » du jardin… À mon avis, elle ne voudrait pas avoir à le refaire!

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  2. Bonjour Joëlle. Les TLB ont en effet des avantages, mais aussi des inconvénients… Je ne milite pas, mais je trouve intéressant d’informer des alternatives qui s’offrent à nous si nous souhaitons sérieusement agir à notre niveau en faveur de notre écologie et dans ce cas-ci de notre porte-monnaie 😉 Belle journée à vous et à bientôt.

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